CampusMutual
Campus Mutual soumis aux spécialistes du e-planning !
Le 23 avril, une rencontre internationale s'est déroulée à l'université de Lisbonne réunissant chercheurs du MIT, de l'Unicamp de Sao Paulo, de Citidep de Lisbonne et de l'IFU. Conçu sous forme de workshop, le but était de présenter et d'échanger sur des travaux mobilisant les TIC. Manon, étudiante de l'IFU et finaliste du concours Green Tic Campus, y a participé en tant que porteur du projet Campus Mutual. Le mobilier urbain a été très bien accueilli par les spécialistes du e-planning.
Campus Mutual en bref...
Campus mutual c'est un mobilier urbain d'information qui se distingue des abribus. Innovant dans son design qui s'adaptera aux besoins spécifiques au lieu et au public, il proposera différents services aux usagers du campus. Se reposer, se rencontrer pour un co-voiturage, déposer son vélo, retirer un coli, pourquoi pas écouter de la musique, et, bien sûr s'informer.
Grâce à des cartes interactives thématiques - formations, activités économiques, services de proximité et transports -, il sera possible de connaître l'itinéraire pour se rendre à tout point du campus. Une application sera téléchargeable depuis le mobilier urbain pour emporter sur son téléphone la plateforme d'informations du campus.
Nombreuses sont les études qui montrent l'impact de l'accessibilité de l'information sur les stratégies de mobilités notamment pour inciter à se déplacer durable. Un piéton bien informé est un piéton convaincu !
Soutien de l'IFU
L'Institut Français d'Urbanisme soutient les élèves ayant participé au concours organisé par Fondaterra et SFR. Le projet Campus Mutual s'inscrit dans une démarche urbanistique qui tient compte des problématiques actuelles tout en se projettant dans l'avenir du territoire. Un bon travail d'urbaniste !
Soutien moral et professionnel de l'ENSG
Quoi que nous ne soyons pas étudiantes de cette grande école, nous avons pu nouer de très fructueux échanges avec le corps enseignant de l'Ecole nationale des sciences géographique. L'Ecole, également présente sur le campus Descartes, a vu dans notre projet un potentiel de valorisation du territoire.
Les spécifications des cartes thématiques ont été définies avec l'aide d'un professeur de l'ENSG. L'apport de l'expertise et des compétences de cette grande école d'ingénieurs dans les domaines des Géosciences constitue un gage de qualité.
Mobilisation des compétences des étudiants de l'ENSG
L'association loi 1901 Vertigeo est composée d'étudiants de l'Ecole nationale des sciences géographique. Elle propose, comme les juniors entreprises, d'encadrer les missions professionnelles proposées aux étudiants et de prospecter pour favoriser la valorisation des compétences des futurs géomaticiens.
Le président de l'association, Clément Bouché, a étudié avec nous l'élaboration de la cartographie thématique et mobilisera des étudiants en master ainsi que des enseignants de l'Ecole autour de la réalisation de ce projet.
Collaboration de l'association étudiante de l'Institut français d'urbanisme
JINU ou Junior Conseil pour l'Innovation urbaine est une association loi 1901 dont les administrateurs sont des étudiants de licence ou de master de l'Institut français d'urbanisme.
Outre une formation en aménagement et transport, l'IFU est l'une premières formations à avoir proposé une spécialité en gestion de l'information urbaine (parcours "ville numérique").
L'association a largement communiqué autour du Challenge Greentic campus notamment en organisant un brainstorming autour des potentiels projets. Trois équipes de l'IFU se sont ainsi formées. Par la suite, l'association a su mobiliser son réseau pour mobiliser les votes en notre faveur.
En tant qu'association visant à faire le lien entre le monde étudiant et le monde professionnel, JINU pourrait encadrer une mission d'études urbaines des usages afin d'organiser un maillage territorial cohérent de nos mobiliers urbains.
Mobilisation du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur de Paris Est
Notre projet participe de la politique de communication et de mobilisation du PRES de Paris Est. Si nous étions lauréates du concours GreenTic Campus, le directeur, Bernard St Girons, envisage une perspective de co-financement.
Les pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) permettent aux universités, grandes écoles et organismes de recherche, de mettre en cohérence leurs différents dispositifs, de mutualiser leurs activités et leurs moyens. Objectif : proposer une offre de recherche et de formation plus cohérente, plus lisible et mieux adaptée aux besoins du territoire de l'Est Parisien.
Soutien de Descartes Développement
L'agence Descartes Développement nous soutient et s'inscrira dans la gouvernance de notre projet dès sa phase de concrétisation.
Descartes développement, créé en 2010, est une agence de développement économique. Elle mène des actions quant au dynamisme de la Cité Descartes, campus universitaire de Marne-la-Vallée, à l'Est de Paris.
Vidéo Campus Mutual
« Campus mutual » ou une gestion durable de l’information
Interview des demi-finalistes du concours Green Tic Campus
Louis, journaliste a la revue de l'association etudiante de l'universite de Marne-la-Vallée, fait un reportage sur les initiatives étudiantes innovantes. Parole à deux étudiantes de l'Institut Francais d'Urbanisme sur leur projet de mobilier urbain intelligent et durable...
Louis : C’est quoi « Campus mutual » ?
Roshanak : Tout d’abord, cette dénomination n’est pas définitive mais l’idée est là : les technologies de l’information sont le support idéal pour échanger, mutualiser voire produire en collaboration l’information. Nous sommes en plein dans une nouvelle révolution, celle de la monté en puissance des usagers. Après la presse, c’est l’information sur les mobilités qu’il est possible de démocratiser. Les outils tels Twitter, wiki ou autres sites de mise en relation des particuliers sur internet sont autant de moyens pour que l’usager soit en avance sur les exploitants. Il est possible de connaître les transports les plus proches, de comparer les trajets par les différents modes, de rechercher les différentes combinaisons, de s’informer en temps réels sur les prochains passages. Ainsi, notre ambition, au regard de toutes ces innovations, c’est de l’adapter aux besoins spécifiques aux campus. En tant qu’étudiants nous sommes au fait des carences récurrentes sur les campus universitaires. Etant étudiante étrangère en France depuis 3 ans, j’ai été marquée par la difficulté d’accéder aux informations sur les cours, les démarches administratives mais aussi les multiples obstacles pour échanger avec des jeunes du campus. Je ne compte plus les fois où je me suis retrouvée devant la salle de cours pour apprendre que l’enseignant avait eu un empêchement ou de ne savoir que le lendemain qu’une conférence en lien avec mon mémoire avait eu lieu… mais, surtout, le campus est un lieu où nous sommes tous des anonymes alors que nous avons tous potentiellement quelque chose à apporter aux autres…
Manon : « Mutual » renvoie aux synergies potentielles qu’on pourrait valoriser grâce à la mutualisation des informations possédées par l’administration universitaire, les acteurs économiques et logistiques mais également par les étudiants. Ainsi, les établissements de formation génèrent des flux de mobilité, de connaissances et de richesses économiques. Le campus est un lieu riche en matière grise, il faut le donner à voir ! Rien de tel que la carte pour se situer dans l’espace. Le traditionnel « vous êtes ici » est dépassé. Sortir son Iphone pour se renseigner sur sa position rend ces mobiliers urbains inutiles. Un édifice – les architectes parleraient d’édicule – qui repèrerait non seulement les infrastructures mais les services qu’elles offrent seraient un vrai service public innovant. Ainsi, toutes les informations dont parlait Roshanak pourraient être connues et localisées, des salles de cours aux manifestations culturelles en passant par les services de l’administration. L’université doit sortir de l’image de machine rouillée et poussiéreuse. Plus largement, c’est à l’usager du campus et non aux seuls étudiants qu’on souhaite s’adresser. L’usager ne devrait plus faire la double démarche de rechercher l’information puis de tenter de la localiser. Notre idée de cartographier des informations répond d’une volonté d’optimiser le site – soit de renforcer son rayonnement sur l’ensemble du territoire - en créant un nouveau canal d’informations intelligent.
Louis : Intelligent, mais également durable?
Manon : En économisant nos déplacements mais aussi en les rendant plus efficaces car informés ! On s’est effectivement inspirées de nombreuses recherches faites sur le mobilier urbain intelligent. Les enjeux sont de rendre l’offre intuitive et ergonomique ce qui nous intéressera tant aux aspects désign, ergonomie, digitaux, génie civil, etc. Mais l’information doit être attractive. Nous avons pensé à d’autres fonctionnalités pour nos petites constructions ouvertes sur l’espace public. On parle souvent de l’espace public comme un lieu d’échanges, nos petits édifices pourraient être un lieu où s’arrêter pour s'informer mais également se retrouver pour un co-voiturage, deposer son velo et bien sur se renseigner sur le meilleur itineraire a pied.
Louis : Ainsi, il faudra être sur place pour consulter cette carte abritée par l’édifice ?
Roshanak : L’architecture représente l’intérêt de faire signe sur le territoire. C’est une façon de faire connaître l’initiative. Trop nombreux sont les sites pourtant intéressants qui ne sont pas utilisés parce que mal référencés sur Google. On s’est également intéressées au projet « senseable city lab », proposé à la ville de Florence, qui est un abri-bus interractif au look de smartphone. Toutefois ce n'est pas ce qu'on recherche. On veut que ce projet ait son identite propre.
Louis : Quelles ressources souhaitez-vous connecter ?
Roshanak : Notre idée est de créer un support pour des initiatives existantes. Outre les porteurs de projets inspirants, nous envisageons donc de rencontrer l’administration universitaire mais également les acteurs économiques du campus. De la boulangerie qui propose des promotions à la collectivité locale en passant par les opérateurs de transports, cet édifice apportera des informations en termes de transports en commun, de vie étudiantes, d’informations pratiques ou environnementalement engagées.
Manon : … et le campus c’est aussi un lieu où cohabitent l’entreprise et l’université sans qu’il y ait d’interactions. La borne pourrait également être le support d’annonces relatives à des offres de stage ou d’emploi…
Louis : Vous vous contenterez donc de rassembler des informations venant des sites institutionnels ou existants…
Manon : Oui mais ce sont des sites épars gérés indépendamment et sans relations entres eux alors qu’ils concernent un même territoire. Mais, en plus, les particuliers pourront mettre des « post-it virtuels» pour proposer du co-voiturage ou toutes autres initiatives durables ou solidaires. Pour éviter les messages indesirables, il faudra envisager une identification préalable via la carte universitaire, par exemple. Il en est de meme pour l'acces aux informations liees aux services administratifs de la facultes.
Louis : Comment d’étudiant on devient porteur de projet ?
Roshanak : Nous sommes étudiantes à l’Institut français d’urbanisme. L’aménagement du territoire c’est du concret. Ce concours est l’occasion de matérialiser des solutions à des besoins qui nous concernent. Nous aurons donc une approche qui se rapportera à notre propre campus mais nous ferons les études nécessaires pour que le modèle proposé soit dupliquable.
Manon : La vie étudiante est parfois frustrante parce que trop théorique. Pour ma part, j’adhère déjà à des initiatives associatives comme la junior entreprise de l’IFU (JINU) qui va nous apporter son soutien en termes de communication sur le projet. Nous sommes nombreux à vouloir mettre en pratique nos connaissances et à savoir que des initiatives comme ce concours sont des tremplins potentiels vers le monde professionnel.