Cinétique-Electrique

30 january 2012

A PROPOS DU PROJET...

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Marie Soubirou et Nils Svahnström, tous deux étudiants en Master d’Urbanisme et d’Aménagement à l’Institut Français d’Urbanisme (Université Paris-Est Marne-la-Vallée) expliquent le projet avec lequel ils comptent bien remporter le Challenge Greentic Campus.

question : Les dalles podo-électriques, c’est quoi au juste ?

Marie : Ce sont des dalles équipées de micro-capteurs qui permettent de capter l’énergie cinétique et de la restituer sous forme de courant électrique. Concrètement, ces dalles, installées dans le sol, permettent de produire de l’électricité lorsque l’on marche dessus.

Question : Et c’est votre propre invention ?

Marie : Non, pas du tout. Mettre au point un tel dispositif relève de la compétence d’ingénieurs en électronique et électrotechnique, ce que nous ne sommes pas.

Nils : Et le challenge Greentic n’est pas le concours Lépine !

Question : Mais comment vous est venue l’idée ?

Nils : En revoyant le clip de Michael Jackson, « Billie Jean » ! Sérieusement, lors de nos réflexions initiales dans le cadre de l’appel à idées pour le challenge Greentic, Marie avait émis l’idée d’un dispositif permettant de convertir en électricité l’énergie des mouvements des sportifs sur un terrain de basket ou de handball par exemple. Si cela avait des airs de science-fiction aux premiers abords, il s’est avéré que non seulement la technique existait déjà, mais que des précurseurs sont d’ores et déjà en train de l’expérimenter grandeur nature.

Marie : De premiers prototypes au Japon et en Israël ne se sont pas avérés concluants en termes de rendement, mais à Toulouse, une dalle podo-électrique a été installée dans une rue du centre-ville pour alimentee en électricité un réverbère et donne des résultats qui pousse la ville à poursuivre et approfondir l’expérience.

Nils : Mais la technique utilisée est celle développée par la société néerlandaise Jaap Van Der Braak, qui s’est surtout illustrée dans son utilisation au Sustainable Dance Club, une boîte de nuit de Rotterdam où l’électricité produite par les dalles alimente les spotlights et le matériel du DJ.

Marie : Mais dis-donc, Nils, les dancefloors, c’est une idée fixe, chez toi !

Question : Et vous voulez transposez ça aux campus universitaires ?

Nils : Exactement. Les plus importants d’entre eux fonctionnent comme de petites villes après tout. La Faculté des Sciences de Saclay accueille près de 10 000 étudiants sur un seul campus, par exemple. Le notre, la Cité Descartes de l’Université Paris Est Marne-la-Vallée en accueille 15000. En termes de ratio étudiant/km², il convient d’identifier des campus denses. De plus, le campus est un lieu où les étudiants n’ont de cesse de se déplacer. Ainsi, transposer cette technique dans ce type de lieu nous est apparu comme la chose à faire.

Question : Donc vous placeriez des dalles dans des allées du campus ?

Marie : En fait, il convient d’identifier les points de passages les plus fréquentés. Sur un campus avec plusieurs bâtiments, il peut être hasardeux, peu opportun en matière de rendement d’installer des dalles sur les trottoirs, même ceux des allées principales, parce que les possibilités d’itinéraires sont trop variées. A la différence d’une rue très commerçante de centre-ville où l’on sait que les piétons vont nécessairement se déplacer d’un point A à un point B. Lors de la mise en application réelle de notre projet, un diagnostic des flux de passage sera à réaliser en amont de l’opération afin d’identifier au mieux les points stratégiques à aménager.

Nils : En revanche, il nous paraît plus judicieux, dans un premier temps, de placer les dalles sur les parvis juste devant les entrées et sorties principales des différents bâtiments, et même à l’intérieur, sur les zones de passage les plus empruntées, telles que les entrées des amphithéâtres, des sanitaires, de la bibliothèque, du restaurant universitaire…

Marie : Et dans les gymnases et les terrains de sport, comme c’était l’idée de départ !

Question : Là aussi, l’électricité produite servirait à alimenter l’éclairage alors?

Marie : Oui mais pas seulement. Les campus universitaires sont de gros consommateurs d’énergie de par leur taille, la population qu’ils accueillent et la quantité d’équipements électriques dont ils disposent : ordinateurs, photocopieurs, rétroprojecteurs… En plus, les salles de classe, les amphithéâtres, les bibliothèques sont généralement éclairées même pendant la journée. Un dispositif comme celui-ci permettrait donc de fournir une partie de l’énergie nécessaire.

Nils : En plus, les dernières améliorations apportées par les concepteurs du dispositif comportent une batterie, qui permet donc de stocker l’énergie générée par les dalles au cas où elle ne serait pas utilisée immédiatement.

Question : Comment en êtes-vous venus à participer au Challenge Greentic ?

Marie : En fréquentant les night clubs, demandez à Nils! L’une des grandes faiblesses de l’université française est qu’elle reste bien trop souvent déconnectée du monde professionnel, de l’entreprise. La nature même des travaux demandés aux étudiants implique beaucoup de recherche documentaire, mais souvent pas assez de s’aventurer sur le terrain. Or on oublie souvent que la meilleure façon d’apprendre sur un sujet est… d’aller à la rencontre de ceux qui le connaissent le mieux.

Nils : Une initiative comme le challenge Greentic nous donne en effet toute latitude pour aller rencontrer des professionnels, des décideurs, non seulement pour préciser notre projet, évaluer sa faisabilité et en approfondir les détails, mais surtout pour le mettre en œuvre dans la réalité. C’est une excellente opportunité de se faire des contacts dans le milieu professionnel, mais  surtout une expérience on ne peut plus concrète. Et puis porter une idée, l’enrichir des expériences  et du savoir des autres, communiquer autour d’elle, lui apporter des soutiens et suivre sa mise en application, c’est aussi à ça que peut ressembler le travail quotidien des futurs urbanistes que nous sommes…

 
30 january 2012

Nils Svanhström

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Nils est né et a grandi à Paris. Non sans dilemme, ce sont les langues étrangères qu’il choisira d’étudier à l’université, avec l’ambition de devenir traducteur/interprète,  professant ainsi de la passion pour les langues que lui a transmis son environnement familial. Après une année de césure lui permettant de mettre les langues à profit dans le contexte du développement économique et du marketing territorial, Nils intègre un Master de Géomarketing et stratégies territoriales de l’Université Paris Est Créteil, suite à quoi une opportunité d’emploi d’Insight Analyst (chargé d’études) pour une brillante société britannique experte en connaissance client le fait s’installer à Lyon. Désireux d’expérimenter la vie à l’étranger, Nils part ensuite vivre à Berlin quelques mois avant de réaliser un rêve d’adolescent : partir à l’aventure en Nouvelle-Zélande. Il passe donc 9 mois à explorer la Terre du Long Nuage Blanc au gré des expériences humaines, culturelles et professionnelles.

Son retour en Europe est l’occasion d’une expérience supplémentaire à l’étranger, puisqu’il s'installer à Londres, où il exerce de nouveau comme Insight Analyst, cette fois-ci pour le leader européen de l’optimisation de sites de commerce en ligne. Ce séjour à Londres marque surtout une étape déterminante dans sa réflexion personnelle sur son orientation de carrière, et c’est là-bas qu’il prendra la décision de reprendre le chemin de l’université afin de se former à cette autre vocation qui ne l’avait jamais complètement abandonné : celle de devenir urbaniste, et de participer à la conception de la ville. Il suit donc à présent le M2 Opérateurs et Managers Urbains de l’Institut Français d’Urbanisme.

 
30 january 2012

Marie Soubirou

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Marie est née dans une petite ville du Lot-et-Garonne. Elle débute ses études d’architecture à Toulouse puis à l’école d’architecture de Paris-La-Villette en 2005.  Son diplôme en poche, elle fait ses premières armes  dans le domaine de la muséographie et de la maison individuelle. Ses expériences professionnelles se poursuivront en agence d’architecture et d’urbanisme où elle participera à des projets de logements et d’équipements culturels et sportifs. Ses dernières années d’expérience libérale ont favorisé des échanges croissants avec des professionnels du bâtiment, de l’aménagement et des maîtres d’ouvrage. Au fur et à mesure, sa passion pour la ville se nourrit et grand jusqu’à la décider à passer à l’échelle supérieure, celle de la ville ! Elle consacre donc cette année de retour à la vie étudiante à se spécialiser en urbanisme opérationnel et concourir à la fabrique de la ville.

 
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